Une boîte robotisée peut-elle vraiment faire rugir une citadine sportive ? C’est la question qui brûle les lèvres de tout amateur de sensations fortes au volant.
Le lancement de la Fiat 500 en juillet 2007 a soufflé un vent de modernité sur Turin. Un an plus tard, la marque à l’emblème du scorpion sortait son propre modèle, héritier direct de l’esprit vif de la 500 de 1957.

Mais aujourd’hui, le débat fait rage. Choisir cette version à transmission automatisée, est-ce trahir l’ADN puriste ou embrasser le progrès ?
Les conducteurs urbains sont séduits par l’idée d’allier le style iconique à une conduite simplifiée. Pourtant, les doutes persistent sur la réactivité de la mécanique face à une accélération appuyée.
Nous levons le capot pour vous. Entre sorcellerie industrielle et fausse bonne idée, voici notre décryptage sans concession.
Points Clés à Retenir
- La Fiat 500 moderne est née en 2007, donnant naissance à l’Abarth 500 en 2008.
- Son design puise son inspiration dans le modèle historique de 1957.
- La boîte de vitesses robotisée soulève des interrogations sur la conduite sportive.
- Cette configuration cible principalement un usage citadin et dynamique.
- L’analyse vise à déterminer si le compromis entre confort et performance est réussi.
- L’héritage de la marque entre en tension avec les innovations technologiques.
- Le choix final dépendra de l’usage quotidien et des attentes du conducteur.
Présentation générale de l’Abarth 500
L’histoire de cette voiture est un mélange audacieux de tradition et de modernité. Imaginez une citadine au look rétro, mais avec le cœur d’une sportive. C’est exactement le pari réussi par la marque au scorpion.

Historique et héritage de la marque
Il faut remonter à Carlo Abarth. Ce visionnaire a transformé la modeste Fiat 500 de 1957 en une véritable machine de course. Son esprit vit toujours.
La première génération de ce modèle a roulé de 2008 à 2024. Le constructeur italien divise cette période en deux phases distinctes. La phase 1 court jusqu’en 2015, la phase 2 lui succède.
Plus de 15 ans de production ont forgé une légende. Chaque version porte cette âme de compétiteur.
Innovation et conception italienne
La Fiat Abarth moderne ne se contente pas d’un look. Son châssis repose sur une ingénierie transversale avant. Ce choix technique garantit une tenue de route agile et dynamique.
En 2023, la marque a opéré un virage radical. Elle a lancé une nouvelle génération 100% électrique. Cette évolution change la donne pour l’avenir de la gamme.
Conduire cette auto, c’est piloter un concentré d’innovation italienne. Le design sert la performance, sans jamais faire de compromis sur le caractère.
Les spécilités techniques de la boîte robotisée
Cette boîte robotisée défie les conventions de la conduite sportive. Elle repose sur un principe ingénieux : la Transmission MTA (Manual Transmission Automated).
Son secret ? Un cerveau électronique qui gère l’embrayage à votre place. Vous gardez le plaisir de choisir le rapport, mais sans pédale à gauche.
Fonctionnement du système MTA
Le système s’active via des palettes derrière le volant. Une pression, et le rapport change. C’est rapide et direct.
L’électronique calcule le moment parfait pour décoller l’embrayage. Cette magie opère en millisecondes. Pourtant, elle peut surprendre lors d’un changement de rythme soudain.
Comparaison avec la transmission manuelle
Face à une classique boîte vitesses à 5 rapports, le comportement diffère. L’accélération intense révèle un léger temps de latence.
Le puriste regrettera peut-être le contrôle total. Mais cette version robotisée offre une expérience unique. Elle demande simplement une compréhension de son fonctionnement.
Maîtriser cette transmission, c’est dompter l’âme technique de l’abarth 500. Un jeu qui en vaut la chandelle.
Performances sportives et dynamique de conduite
Oubliez les chiffres sur papier, le vrai test se passe sur l’asphalte. La vivacité de cette citadine italienne naît d’un bloc précis : le fameux moteur 1.4 litre.
Puissance du moteur 1.4 turbo t-jet
Ce 1.4 turbo est une petite bombe. Il développe de 135 à 180 chevaux, selon les versions. Le secret ? Son couple maximal, jusqu’à 250 Nm, disponible dès 2 000 min.
En mode sport, la réponse est instantanée. Le turbo t-jet lâche ses chevaux sans hésitation. Vous sentez la poussée dans le dos.
Accélération, vitesse et maniabilité
Résultat ? Un 0 à 100 km/h avalé en 6,9 secondes. La vitesse de pointe frôle les 225 km/h. Des chiffres de sportive pure.
La magie opère aussi dans les virages. Un châssis rigide et des suspensions McPherson offrent une agilité redoutable. Le poids plume, autour de 1 050 kg, crée un rapport poids-puissance explosif.
| Critère | Valeur (135 ch) | Valeur (180 ch) |
|---|---|---|
| Puissance maxi (ch DIN) | 135 | 180 |
| Couple maxi (Nm) | 206 | 250 |
| 0 à 100 km/h | 8,1 s | 6,9 s |
| Vitesse maxi (km/h) | 205 | 225 |
Cette Abarth transforme une simple conduite en session de pilotage. Le 1.4 turbo est son âme guerrière.
Design, intérieurs et finitions sportives
L’habitacle est votre cockpit. Dès que vous y prenez place, l’ambiance change radicalement. Finis les compromis mous d’une citadine classique.
Ici, chaque élément crie la performance. Le design sert une seule cause : votre plaisir de conduire.
Sellerie et équipements exclusifs
Les sièges sportifs vous enveloppent. Leur maintien latéral est impitoyable, essentiel pour les virages serrés.
Ils sont souvent gainés de cuir, offrant un contact premium. Les appuie-têtes sont intégrés pour un look racé.
Le volant sport, également en cuir, place les commandes sous vos doigts. Vous gardez les mains sur le guidon, comme il se doit.
Même les jantes alliage de 17 pouces participent à l’expérience. Elles achèvent le look agressif de l’auto.
Instrumentation digitale et tableau de bord
Face à vous, l’innovation. Le tableau de bord est dominé par un écran TFT de 18 cm.
Cette instrumentation digitale, signée Magneti Marelli, est une révolution. Les informations clés sont d’une lisibilité parfaite.
Des manomètres dédiés à la pression du turbo vous plongent dans la mécanique. Vous pilotez une vraie sportive, pas une simple voiture.
Les différentes versions et modèles Abarth
Derrière le scorpion se cache une véritable galaxie de modèles et de kits. L’offre va bien au-delà d’une simple Fiat 500 habillée de sport. C’est un écosystème complet, pensé pour les passionnés.
Berline, Cabriolet et éditions spéciales
La gamme Abarth 595, lancée en 2012, a posé les bases. Elle propose des variantes comme la redoutable 595 Competizione. Son point fort ? Un échappement Record Monza qui libère une sonorité rauque et addictive.
L’apogée arrive en 2014. Le Salon de Genève accueille la Abarth 695 biposto. Cette série limitée pousse le moteur 1.4 turbo à 180 chevaux. Une déclaration de guerre aux citadines conventionnelles.
Personnalisation et kits (Esse Esse, Elaborazione…)
La vraie magie opère avec les kits. Le pack Esseesse est une transformation radicale. Il inclut des amortisseurs Koni et des ressorts Eibach pour une tenue de route coup de poing.
Chaque version de la Fiat 500 peut ainsi devenir une bête de course. Les kits Elaborazione permettent d’aller plus loin. Ils visent des niveaux de puissance supérieurs pour votre voiture.
Les modèles comme la Abarth 695 offrent une personnalisation poussée. Fibre de carbone, freins Brembo… Rien n’est laissé au hasard. Le 1.4 Turbo T-Jet reçoit tous les honneurs.
L’expérience de conduite avec abarth 500 automatic
Au volant, l’expérience commence par un son : le grondement rauque de l’échappement qui annonce la fête. Cette sonorité signature accompagne chaque appui sur l’accélérateur. Elle transforme une simple accélération en événement.
Activez le mode Sport. La direction s’affermit instantanément. La réponse du moteur devient coup de poing. La cavalerie est libérée sans délai, offrant une poussée addictive dans le dos.
Le système de gestion de la boîte robotisée est clé. Passer les rapports via les palettes au volant donne une sensation de contrôle direct. C’est proche d’une voiture de course, mais sans pédale d’embrayage.
Cette boîte demande toutefois une habitude. Sur route sinueuse, anticiper les changements de vitesses est crucial. Une fois le rythme maîtrisé, l’agilité de la citadine sportive se révèle pleinement.
Malgré sa transmission automatisée, le modèle conserve son âme de bombinette. Chaque trajet devient une aventure dynamique. Le plaisir de conduite reste intense, kilomètre après kilomètre.
Fiabilité, entretien et coûts d’usage
La fiabilité d’une sportive urbaine ne se mesure pas qu’à ses chevaux, mais à la rigueur de son entretien. Posséder ce véhicule exige un suivi méticuleux. Sinon, les réparations peuvent coûter cher.
Points de contrôle obligatoires
Plusieurs éléments sont critiques. La vidange d’huile doit se faire tous les 15 000 km ou chaque année. Cela protège le turbo et le système de lubrification.
La courroie de distribution est un point sensible. Son remplacement est impératif tous les 120 000 km ou 4 ans. Une casse serait catastrophique pour le moteur.
Les bougies spécifiques se changent tous les 30 000 km. Un mauvais allumage peut endommager le catalyseur et l’échappement. La pompe à eau est à surveiller vers 60 000 km.
| Intervention | Fréquence recommandée | Coût indicatif |
|---|---|---|
| Vidange moteur | 15 000 km / 1 an | 109 – 180 € |
| Courroie distribution | 120 000 km / 4 ans | 450 – 590 € |
| Jeu de 4 pneus | Usure | jusqu’à 878 € |
| Révision complète | 30 000 km | 250 – 400 € |
Conseils d’entretien régulier
Les clients doivent adopter de bons réflexes. Vérifiez la pression des pneus avant une sortie sportive. Contrôlez aussi l’état des freins et des amortisseurs.
Remplacez le filtre à air tous les 30 000 km ou 24 mois. Cela évite les pannes et maintient les performances. Un entretien rigoureux préserve la valeur de la voiture.
En cas de doute, consultez un spécialiste de la marque. Il connaît les spécificités de cette version et de sa boîte robotisée. Un petit investissement en temps évite de gros soucis.
Les points sensibles et problèmes à surveiller
Même les voitures les plus enivrantes ont leurs talons d’Achille, et cette italienne n’y échappe pas. Connaître ces faiblesses est crucial pour profiter sereinement de son caractère explosif.
Boîte robotisée et capote cabrio défaillantes
Le système MTA peut montrer des signes de fatigue. À-coups à bas régime et bugs électroniques ne sont pas rares.
Un remplacement complet de la boîte coûte entre 1 800 et 3 000 euros. Sur le cabriolet, la capote mécanisée est un autre point critique.
Elle peut se bloquer ou produire des craquements. La réparer revient à environ 2 800 euros, hors main d’œuvre.
Usure des finitions et éléments intérieurs
L’habitacle sportif vieillit parfois mal. Le cuir des sièges conducteur s’use prématurément, surtout après 40 000 km.
Les freins et amortisseurs, très sollicités, nécessitent une surveillance constante. Un allumage défaillant du moteur, dû à des bougies fatiguées, peut aussi nuire aux performances de l’échappement.
Les plastiques du tableau de bord et certaines commandes peuvent montrer des signes de fatigue sur les modèles les plus anciens. C’est le lot de nombreuses version sportives intensivement utilisées.
Un véhicule mal entretenu devient vite un gouffre financier. Pour un achat serein, consultez toujours l’historique complet. Cela vaut pour toute voiture sportive d’occasion, qu’il s’agisse de cette italienne ou d’un renault captur occasion.
La valeur collection et l’investissement
Certaines voitures se contentent de rouler, d’autres écrivent leur légende et voient leur cote grimper. C’est le cas des modèles les plus exclusifs de la marque au scorpion. Ils transforment une simple voiture en un objet de désir pour les collectionneurs.
Éditions limitées et modèles iconiques
La rareté fait la valeur. Prenez la Abarth 695 Tributo Ferrari. Seuls 1 696 exemplaires ont été produits. Son échappement et ses finitions rouges la rendent mythique.
L’Edizione Maserati, limitée à 499 unités, incarne le luxe italien. Son moteur 1.4 turbo est habillé de cuir exclusif. Une véritable série limitée.
La série Da cento a zero est encore plus rare. Avec 101 exemplaires, elle célèbre les 100 ans de Carlo Abarth. C’est un investissement solide.
Même la Scorpioneoro, à 2 000 unités, rend hommage à l’histoire. Ces version sont des pépites sur le marché.
Potentiel de valorisation sur le marché de l’occasion
Investir dans une telle série limitée demande de la rigueur. Vérifiez toujours l’historique complet du véhicule. Un carnet d’entretien impeccable est crucial.
Sur le marché de l’occasion, les Abarth 695 et 595 voient leur cote résister, voire augmenter. Elles ne sont plus de simples Fiat 500 habillées.
Elles sont devenues des icônes. Un achat sur l’occasion peut donc être un placement judicieux, à condition de bien choisir.
Comparaison entre berline et Cabriolet
Le dilemme est classique : choisir la rigueur d’une berline ou le frisson d’un cabriolet ? Cette décision définit votre relation avec la route.
Critères de choix selon l’utilisation
Tout dépend de votre usage principal. La berline, avec sa caisse plus rigide, est la reine des virages serrés. Elle communique chaque détail de l’asphalte.
Le cabriolet, lancé en 2010, mise sur l’émotion. Idéal pour les balades décapotées, il transforme un trajet banal en moment d’évasion. Parfait pour l’été, moins pour la piste.
Avantages et inconvénients de chaque version
Chaque modèle a ses forces. La berline offre une agilité supérieure et une tenue de route coup de poing. Son poids plus faible rend les rapports de boîte encore plus percutants.
Le cabriolet séduit par son expérience sensorielle unique. Cependant, son mécanisme de toit ajoute du poids. Il demande aussi un entretien plus rigoureux. Une version pour les hédonistes.
Le moteur 1.4 turbo délivre la même poussée dans les deux cas. Mais la dynamique finale varie sensiblement.
| Critère | Berline | Cabriolet |
|---|---|---|
| Rigidité & Comportement | Structure optimisée pour la performance pure | Sensation de liberté, légère flexibilité |
| Poids & Agilité | Plus léger, réactions plus vives | Poids supérieur, légère inertie |
| Usage recommandé | Conduite sportive, route sinueuse | Balades, trajets urbains décapotés |
Conseils pratiques pour l’achat d’une Abarth 500
Vous avez repéré la perle rare ? Avant de signer, quelques vérifications s’imposent pour éviter les mauvaises surprises. Un achat réussi allie passion et rigueur.
Vérification de l’historique d’entretien
Ne transigez jamais sur ce point. Un carnet d’entretien complet est votre meilleure assurance. Un modèle avec 50 000 km vaut environ 12 000 euros.
Une bombinette à 150 000 km peut se trouver dès 7 500 euros. Mais sans historique, ce prix devient un piège. Vérifiez chaque vidange d’huile pour le moteur 1.4 turbo t-jet.
Astuces du connaisseur pour éviter les pièges
Inspectez les sièges en cuir et le volant. Une usure prématurée peut trahir un kilométrage falsifié au tableau de bord.
Lors de l’essai sur route, testez les freins, les amortisseurs et l’échappement. Écoutez les bruits suspects. Passez tous les rapports de la boîte vitesses, à chaud et à froid.
Un kit Esseesse authentique ajoute 1 000 euros à la valeur. Exigez les factures officielles. Pour un cabriolet, prévoyez un supplément d’environ 500 euros.
En cas de doute, exigez un diagnostic indépendant. Cette précaution vous évitera bien des soucis avec votre futur véhicule d’occasion.
Votre guide d’achat vers une Abarth 500 réussie
Vous avez l’œil sur un scorpion ? Voici la check-list ultime pour un achat serein.
L’historique complet est non-négociable. Vérifiez chaque vidange d’huile et le changement du filtre à air tous les 30 000 km ou 24 mois. Contrôlez aussi l’état des amortisseurs et des freins.
Que vous préfériez une boîte manuelle ou robotisée, le plaisir est garanti. Respectez simplement le temps de chauffe du moteur. Sur le marché de l’occasion, comparez les version avec rigueur pour dénicher la pépite.
Une attention aux détails, comme l’état du cuir ou du volant, préserve la fierté de possession. Pour tout savoir sur le cabriolet, consultez notre guide détaillé de la 500C Abarth.
Suivez ces conseils, et chaque trajet sur la route sera mémorable pour de nombreuses ans. Vous ne regretterez pas votre choix.
FAQ
La boîte robotisée de l’Abarth est-elle fiable à long terme ?
Le système MTA, hérité de la Fiat 500, a fait ses preuves. Il demande un entretien rigoureux, notamment la vidange d’huile de la transmission tous les 60 000 km. Sur les modèles récents, sa fiabilité est solide si l’on respecte les intervalles préconisés.
Le moteur 1.4 Turbo T-Jet est-il adapté à un usage quotidien ?
Absolument ! Ce moteur offre un couple généreux dès 2 000 tr/min, rendant la conduite en ville très souple. Sur route, il se transforme en véritable petit bolide. C’est l’un des meilleurs compromis entre caractère sport et agrément quotidien.
Quelle est la différence majeure entre une 595 et une 695 ?
La Abarth 695, comme la biposto, est souvent une série limitée plus radicale. Elle propose plus de puissance, des amortisseurs spécifiques et des équipements exclusifs. La 595 Competizione se positionne comme le modèle sport le plus abouti de la gamme régulière.
Faut-il privilégier la berline ou le cabriolet ?
Tout dépend de votre usage ! La version cabriolet offre une sensation de liberté incomparable. La berline, plus rigide, peut être plus vive en dynamique. Pour le plaisir pur, la capote est un argument de poids, mais vérifiez son mécanisme à l’occasion.
Les sièges en cuir Sabelt valent-ils l’investissement ?
Sans hésitation. Ces sièges offrent un maintien bien supérieur aux selleries standards, surtout dans les virages serrés. Ils font partie des équipements qui transforment une simple citadine en vraie voiture de passionnés. Le volant gainé de cuir complète cette immersion sport.
Que vérifier impérativement avant d’acheter une Abarth 500 d’occasion ?
Scrutinez l’historique d’entretien (clé de la fiabilité), testez tous les rapports de la boîte sous charge, et inspectez les jantes alliage et le système d’échappement Record Monza pour la rouille. Un essai sur route bosselée révèle aussi l’état des freins et amortisseurs.



